Combien suis-je payé pendant le congé de paternité et d’accueil de l’enfant ?

Cela dépend.

Pendant le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, l’assurance maladie vous paie des indemnités journalières (IJ), à certains conditions.

Vous devez :

  • prendre le congé dans les 4 mois après la naissance de l’enfant (sauf si l’enfant est hospitalisé ou si la mère décède: dans ces cas, le délai de 4 mois est reporté);
     
  • être affilié(e) à l’assurance maladie depuis au moins 10 mois avant le début du congé;
     
  • avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois précédant le début du congé (ou avoir cotisé sur un salaire au moins équivalent à 10 028,20 € au cours des 6 derniers mois précédant le début du congé);
     
  • cesser de travailler pendant la durée du congé.

Si vous avez une activité saisonnière ou discontinue, vous devez avoir travaillé au moins 600 heures (ou avoir cotisé sur un salaire au moins équivalent à 19 812,80 euros) au cours des 12 derniers mois précédant le début du congé.

Le montant de ces indemnités journalières est calculé selon votre salaire journalier de base (calculé en prenant en compte le total des 3 derniers salaires bruts perçus avant la date d'interruption du travail, divisé par 91,25).

Mais il y a un plafond: si votre salaire dépasse le plafond mensuel de la sécurité sociale (3 311 euros par mois en 2018), vos indemnités sont calculées sur base de ce plafond.

L’assurance maladie retire à ce salaire journalier de base un taux forfaitaire de 21%.

Le montant des IJ versées est :

  • au minimum de 9,39 euros/jour;
  • au maximum de 86 euros/jour.

Attention, votre convention collective ou accord d’entreprise peuvent prévoir:

  • des indemnités plus favorables que celles de l’assurance maladie;
  • et même le maintien total ou partiel de votre rémunération pendant le congé de paternité et d’accueil de l’enfant.
    Les indemnités journalières sont alors versées directement à votre employeur. Il les complète pour atteindre votre salaire (s’il dépasse le plafond de l’assurance maladie).
    C’est un dispositif appelé la “subrogation”.

Renseignez-vous auprès de votre entreprise.

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