Que puis-je exiger, que puis-je négocier pour mon contrat de travail ?

Le contrat de travail se négocie entre deux parties : l’employeur et le travailleur (vous).

La signature du contrat peut permettre de prouver que vous êtes tous les deux d’accord avec ce qui y est écrit et vous engage tous les deux.

Il faut donc bien lire votre contrat avant de le signer.

Pour le reste, c’est plus une question de stratégie et de feeling qu’une véritable question juridique. Vous pouvez essayer de négocier certaines choses (comme le salaire par exemple), mais si l’employeur applique des barèmes ou des règles sans exception, il pourrait choisir un autre candidat moins exigeant.

Ainsi, vous pouvez tenter de négocier de nombreuses choses.

  • L’intitulé de votre poste (par exemple : il est plus valorisant d’être un “ingénieur technique” plutôt qu’un “technicien”) ;
  • Vos futures fonctions :  le descriptif de votre poste, de vos tâches et de vos responsabilités. Cela pourrait influer sur votre statut (cadre, non cadre, etc.) ;
  • La durée de votre période d’essai : vous pouvez essayer d’obtenir une durée plus courte, donc plus favorable pour vous. Attention, la période d’essai ne peut jamais être plus longue que la durée maximale légale ou conventionnelle ;
  • Votre salaire ;
  • Vos horaires de travail : ils peuvent être fixes, variables, avec une semaine de 4 jours, en télétravail ou avec un aménagement particulier du travail, avec possibilité d’heures supplémentaires, avec l’application d’une convention de forfait en heures ou en jours, etc ;
  • Votre éventuelle clause de mobilité : elle peut vous obliger à accepter un changement de lieu de travail sans modifier votre contrat de travail, donc sans vous demander votre avis. Vous pouvez négocier une contrepartie à cette clause (prise en charge des frais de déménagement ou d’un éventuel second loyer, etc.) ;
  • Votre clause de non-concurrence : elle doit être écrite dans votre contrat de travail, avoir un intérêt légitime pour l’entreprise, tenir compte de votre emploi, limitée dans le temps et géographiquement, et prévoir une contrepartie financière. Autant de choses que vous pouvez négocier.
  • Votre clause d’exclusivité : elle vous interdit d’exercer une autre activité pendant la durée du contrat. Mais vous pouvez la négocier pour pouvoir créer ou reprendre une entreprise, ou pour vous permettre d’être consultant, formateur ou conférencier.
  • Votre clause de dédit-formation : elle prévoit que si vous démissionnez de l’entreprise, vous devez rembourser les frais de formation que l’employeur a engagé durant votre contrat (en général, si vous démissionnez entre 2 et 5 ans après votre date d'embauche). Vous pouvez négocier le montant et de le rendre dégressif avec les années passées dans l’entreprise.

La loi et les conventions collectives protègent souvent le travailleur, en situation de faiblesse par rapport à l’employeur.

La plupart de ces règles protectrices du travailleur sont impératives : même si un contrat signé dit le contraire, ces règles s’appliquent. Une clause d’un contrat qui serait contraire à une règle impérative n’est pas valable.

Mais attention, la loi ne vous protège pas envers et contre tout. N’hésitez donc pas à poser des questions et à vous renseigner avant de signer.

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